SCULPTURE DE BALLON PARIS IDF : INTERVIEW 2


Quel est ton métier ? Je suis clown sculpteur de ballon, certains disent tordeur de ballon, voir ballonneur.
Peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste ? Il s’agit de réaliser des figures à partir de ballons spéciaux destinés à la sculpture, qu’on trouve sous tailles et formes différentes. A l’aide de ma pompe, je gonfle. Je pince, je tourne, pour créer des bulles, des boucles, au final on obtient le résultat voulu, ou pas …
Comment devient-on sculpteur de ballon ? J’ai commencé par clown, ce qui m’a amené vers la sculpture de ballon. Je me suis formé en piochant des techniques à droite et à gauche. Il faut en râter beaucoup pour en réussir une. La patience et la persévérance sont recommandées.
Que réalises-tu en ballon ? Ca peut être une figure simple comme un chien, une épée, avec 1 seul ballon ou une figure plus complexe comme une fleur, une licorne, un t-rex, un arc et flèches de 3 jusqu’à 6 ballons.
Tu utilise des modèles, ou tu improvises ? Je m’inspire de modèles existants, en tâchant d’améliorer l’esthétique, simplifier pour être plus rapide, les rendre plus solides dans le temps, et les rendre vivants ! L’impro c’est toujours risqué, on peut avoir de bonnes et de mauvaises surprises….
Que préfères-tu dans cette activité ? Au delà de l’aspect technique et artistique, le ballon est surtout un prétexte pour rencontrer du monde, et contribuer à des moments festifs. Comme la musique, c’est universel et ça rassemble les gens. On redonne le sourire, en offrant un peu de magie et de rêve, y compris les adultes !
Explique nous comment sculpter : Bien sur, prenons l’exemple de la souris volante, oui oui, la souris volante ! Simple mais efficace, et toujours un succès ! Savoir manier la pompe est indispensable. Tenir fermement le ballon, sinon en soufflant, il est propulsé. Réaliser un noeud. Obtenir des bulles en tournant, sans lâcher : sinon tout se déroule et il faut tout recommencer ! Le museau, 2 oreilles, et enfin le corps. Au final je verrouille pour consolider le tout. L’extrêmité non gonflée sert de queue. Je tire dessus et vlàààààà !!! Notre bestiole est catapultée !
Quelles sont les difficultés du métier ? Mémoriser les étapes et mouvements pour chacun des modèles. Le dosage de l’air : suffisamment pour que ça tienne, mais pas trop sinon ça éclate, et paf !!! La gestion du temps : en début de séance c’est souvent calme, alors j’en profite pour proposer des sculptures complexes, mais en fin de journée il y a vraiment beaucoup d’enfants, je propose alors des figures basiques et rapides. Il faut donc gérer la balance entre qualitatif et quantitatif pour éviter de se laisser déborder.
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