Archives de Catégorie: Interview Sculpteur de Ballon

Votre sculpteur de ballon à Paris les Halles – Interview 5

Comment définissez-vous votre activité ? Je tords des ballons pour créer des formes, et donner de la vie à un super duo : le caoutchouc et l’air !  Bienvenue dans le monde imaginaire. C’est de l’artisanat ludique sous forme de spectacle, pour le plaisir de yeux, des doigts, et parfois même des oreilles …

Comment avez-vous atterri dans ce milieu ? Ce n’était pas du tout prévu, au départ je suis artiste polyvalent, créateur, je touche à tout, musique, danse, peinture, clown … avec le ballon il s’est passé un truc un peu spécial, ça a pris forme, sans jeu de mots, donc me voilà !

En vivez-vous à plein temps ? C’est mon métier du week-end ! Ma façon à moi de me reposer. J’ai un travail administratif en parallèle. C’est comme les fruits et légumes, c’est saisonnier, Les demandes tombent souvent aux mêmes périodes, ça varie en dents de scie.

Comment vous êtes vous formé ? J’ai appris les principes, les fondamentaux avec des tutoriels. Mais l’essentiel, le savoir faire, par la pratique, bcp d’essayage, de ratage et de recommençage. C’est en sculptant qu’on devient sculpteur. Il faut oser expérimenter. Entre les chiens mous et les fleurs qui éclatent, c’est assez courant au début. 

A quoi ressemblent vos journées ? C’est la course : y’a avant, pendant et après l’animation. On me demande souvent du déambulatoire mais en quelques minutes y’a déjà un attroupement. On rencontre bcp de monde. Au début c’est qualitatif, au bout d’1h c’est quantitatif. En fin de journée les mains ne ressemblent plus à des mains.

Qu’aimez vous dans cette pratique ? Surprendre, faire rêver. Certains attendent un ballon, d’autres sont là juste pour regarder. Le contact humain, les étoiles qui brillent dans les yeux des grands et des petits. Le ballon et juste un prétexte. J’espère apporter un peu de légèreté et de couleurs, et même si c’est des ballon, c’est pas du vent !

Quel est le ballon que vous détestez faire ? Vous n’allez pas me croire ! La girafe, je hais la girafe, je la déteste tellement ! Jusqu’à l’envie de lui tordre son long cou…. Elle a l’air tellement facile, qu’on ne ne méfie pas. Elle m’a laissé des mauvais souvenirs …

Celui que vous préférez ? Ma grande fierté dans la vie, c’est le chapeau dino, une de mes inventions, convient à toutes les tailles. Quand j’apprécie quelqu’un, je lui offre un chapeau dinosaure ! C’est pas tous les jours qu’on porte un dinosaure sur la tête !  

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O K00 K00 reçoit Nico !

Nico le Fabuleux clown sculpteur de ballon Paris invité dans la maison O K00 K00 sur France 4 !

Emission diffusée à la télé Vendredi 18 Octobre 2024

Au programme : le métier, comment on devient sculpteur de ballon, les modèles, démonstration…

Nico défie les présentateurs Man0n et Karim : réalisation d’une souris volante, puis d’un lapin sauteur en ballon !

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SCULPTEUR DE BALLON PARIS IDF : INTERVIEW 3

Pourquoi avoir choisi cette profession ? Parce qu’à l’âge adulte, on nous dit de « percer dans la vie ». Moi j’ai préféré percer des ballons… Plus sérieusement, j’ai toujours adoré voir les gens sourire. Et un jour, en soufflant dans un ballon, j’ai vu qu’avec un peu d’air et beaucoup d’imagination, on pouvait transformer un simple boudin en licorne. J’ai eu comme un coup de foudre… pour le latex coloré !

Comment as-tu appris à faire tout ça ? Avec beaucoup d’essais… et d’explosions ! Mes débuts ressemblaient à un orchestre de « PAF ! » et de « BOUM ! ». J’ai regardé des vidéos, lu des bouquins, pratiqué devant mon miroir et, surtout, j’ai eu des enfants cobayes qui, eux, étaient toujours indulgents, même quand le chien ressemblait à une saucisse tordue.

C’est quoi la forme de ballon qui vous est souvent demandée ? Le chien, bien sûr. Le roi des ballons. Mais parfois, les enfants me demandent des trucs improbables. Une fois, un garçon m’a demandé un « requin cosmique déguisé en cowboy ». J’ai essayé. Ça ressemblait à… rien. Mais il était ravi. Avec les enfants, même un échec devient une œuvre d’art.

Quelle a été la réaction la plus touchante que vous avez pu avoir ? Dans un centre commercial bondé, le papa ne pouvait pas attendre, alors la fillette pleurait les larmes de tout son corps. Ce n’était pas un simple caprice, mais un véritable drame pour elle : c’était beaucoup plus qu’un simple ballon. Si c’était à refaire, je lui remettrais discrètement une sculpture de ballon. Après tout, les clowns font des bêtises et ne respectent pas les règles ! /// Une autre fois, dans un Ehpad, une dame en fauteuil roulant me suivait, ses yeux pétillaient, elle voulait me dire quelque chose mais elle n’arrivait pas à parler pour des raisons de santé. Malgré son âge avancé, elle avait gardé son âme d’enfant. Son corps était fatigué, mais son esprit était là, présent, éveillé, pour jouer, s’amuser.

C’est quoi ce que tu préfères dans le métier ? Ce moment où je commence la sculpture, et que les enfants essayent de deviner. « C’est un serpent ? Non, un chien ! Non… une girafe qui fait du yoga ? » C’est comme un petit jeu de devinette en direct, où tout le monde gagne.

Pourquoi ça te rend si heureux de distribuer des ballons ? Parce qu’un ballon, c’est léger, fragile, un peu comme le bonheur parfois. Mais quand je le donne, le sourire que je vois sur les visages, lui, il éclate jamais. Ce sont des petits moments suspendus, des bulles de joie qui flottent dans l’air.

Tu les distribues où en général tes ballons ? Partout où il y a de la vie et des gens prêts à s’émerveiller : marchés, fêtes, mariages, festivals… Parfois même dans la rue, comme ça, pour surprendre quelqu’un qui n’a rien demandé. J’adore voir un adulte repartir avec un sourire d’enfant.

Est-ce que ça vous arrive de passer dans les hôpitaux pour en distribuer ? Ou associations ? Oui, et c’est sans doute là que mes ballons sont les plus importants. Dans ces lieux où les enfants vivent des moments difficiles, un simple papillon en ballon peut devenir une vraie bouffée d’air. C’est là que je me dis que mon métier est peut-être un peu plus utile que je ne le croyais.

Quelle est votre devise ? Tant qu’il y aura de l’air dans mes poumons, il y aura des ballons dans les mains des enfants.

Et pour conclure : Parfois les gens me demandent : “Mais ça sert à quoi, un ballon ?” Je leur réponds : “À rien. Et c’est pour ça que c’est essentiel.” »

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Votre sculpteur de ballon bientôt chez OK 00 K00 !

Nico le Fabuleux clown sculpteur de ballon Paris invité dans la maison OK 00 K00 sur votre chaine TV préférée !

Au programme : présentation de son métier, comment on devient sculpteur de ballon, les modèles, démonstration…

Il défie également les présentateurs Man0n et Karim au « Cap ou pas C ap » : réalisation d’une souris volante, puis d’un lapin sauteur en ballon !

Diffusion de l’émission sur votre chaine préférée Vendredi 18 Octobre aux alentours de 17H / 18H

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SCULPTURE DE BALLON PARIS IDF : INTERVIEW 2

Quel est ton métier ? Je suis clown sculpteur de ballon, certains disent tordeur de ballon, voir ballonneur.

Peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste ? Il s’agit de réaliser des figures à partir de ballons spéciaux destinés à la sculpture, qu’on trouve sous tailles et formes différentes. A l’aide de ma pompe, je gonfle. Je pince, je tourne, pour créer des bulles, des boucles, au final on obtient le résultat voulu, ou pas …

Comment devient-on sculpteur de ballon ? J’ai commencé par clown, ce qui m’a amené vers la sculpture de ballon. Je me suis formé en piochant des techniques à droite et à gauche. Il faut en râter beaucoup pour en réussir une. La patience et la persévérance sont recommandées.

Que réalises-tu en ballon ? Ca peut être une figure simple comme un chien, une épée, avec 1 seul ballon ou une figure plus complexe comme une fleur, une licorne, un t-rex, un arc et flèches de 3 jusqu’à 6 ballons.

Tu utilise des modèles, ou tu improvises ? Je m’inspire de modèles existants, en tâchant d’améliorer l’esthétique, simplifier pour être plus rapide, les rendre plus solides dans le temps, et les rendre vivants ! L’impro c’est toujours risqué, on peut avoir de bonnes et de mauvaises surprises….

Que préfères-tu dans cette activité ? Au delà de l’aspect technique et artistique, le ballon est surtout un prétexte pour rencontrer du monde, et contribuer à des moments festifs. Comme la musique, c’est universel et ça rassemble les gens. On redonne le sourire, en offrant un peu de magie et de rêve, y compris les adultes !

Explique nous comment sculpter : Bien sur, prenons l’exemple de la souris volante, oui oui, la souris volante ! Simple mais efficace, et toujours un succès ! Savoir manier la pompe est indispensable. Tenir fermement le ballon, sinon en soufflant, il est propulsé. Réaliser un noeud. Obtenir des bulles en tournant, sans lâcher : sinon tout se déroule et il faut tout recommencer ! Le museau, 2 oreilles, et enfin le corps. Au final je verrouille pour consolider le tout. L’extrêmité non gonflée sert de queue. Je tire dessus et vlàààààà !!! Notre bestiole est catapultée !

Quelles sont les difficultés du métier ? Mémoriser les étapes et mouvements pour chacun des modèles. Le dosage de l’air : suffisamment pour que ça tienne, mais pas trop sinon ça éclate, et paf !!! La gestion du temps : en début de séance c’est souvent calme, alors j’en profite pour proposer des sculptures complexes, mais en fin de journée il y a vraiment beaucoup d’enfants, je propose alors des figures basiques et rapides. Il faut donc gérer la balance entre qualitatif et quantitatif pour éviter de se laisser déborder.

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CLOWN SCULPTEUR DE BALLON PARIS : INTERVIEW

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J’ai une petite question. Dans ce cas, je vais te donner une petite réponse.

Comment l’idée de sculpter des ballons t’es venue ? Au départ, je suivais des stages de clown de théâtre chaque week-end. De nature curieux, de fil en aiguille, mon parcours artistique m’a amené au ballon. Parce que entre les clowns et les ballons, c’est une véritable histoire d’amour !

Comment as-tu démarré ton activité ? J’avais besoin d’air. Après le covid, j’ai mis la musique dans la rue, et réalisé des figures très simples gratuitement, surtout des chiens. Rapidement, c’était la foule, j’étais encerclé, ahhhh ! Au secours ! A ma grande surprise les gens se montraient généreux, j’ai compris que cet art plaisait vraiment.

Pourquoi t’es un clown ? Les clowns aiment bien les enfants, alors je suis au rendez-vous. Au fond de soi, on ne choisit pas d’être clown, on l’est sans le vouloir, peut-être la vie le décide pour nous, en fonction de notre histoire personnelle.

Comment as-tu appris à sculpter les ballons ? Ca se transmet de clown en clown, à l’abri des regards indiscrets. De jour en jour on peut s’améliorer. Si chaque jour tu poses une pierre, dans quelques années tu auras construit un château incroyable ! Il faut en rater beaucoup pour en réussir un (celui qui ne se trompe pas est celui qui ne fait rien, et puis se tromper c’est aussi une façon différente de faire les choses).

Tu viens du cirque ? L’univers du cirque m’a toujours fasciné étant enfant. Ce volet ne fait pas partie de mon parcours, je laisse le cirque aux spécialistes du cirque. Quoi qu’il en soit, chacun peut apporter à sa façon un esprit circassien au quotidien, et aucune porte n’est fermée. On sait d’où l’on vient, mais on ne sait pas toujours où l’on va. Quand rien n’est prévu, tout devient possible !

Quelles qualités faut-il pour exercer ton activité ? Au delà de l’aspect technique, il faut avant tout aimer les gens, la dimension humaine est capitale. Faire rêver, apporter fantaisie et magie est ma principale source de motivation. Il est important de garder son âme d’enfant également, n’oublions pas que les adultes d’aujourd’hui sont les enfants d’hier. Désapprendre, se déformater pour retrouver sa spontanéité, son côté joueur, un proverbe chinois dit : « celui qui n’a plus l’âge de s’amuser, n’a plus l’âge de vivre. »

Ton métier n’est pas trop difficile ? Parfois j’ai un coup de pompe, mais ce n’est pas trop gonflant. A mémoriser toutes les figures, j’ai l’impression que ma tête va exploser comme un ballon ! Parfois 6 heures d’affilée avec un public passionné, c’est vraiment intense ! Quand on n’aime, on ne compte pas, mais autant ne pas abuser des bonnes choses. C’est pourquoi, je tente d’alterner entre quantitatif et qualitatif, il faut doser et trouver un juste milieu.

T’es un vrai clown ? Et toi, t’es un vrai enfant ? 🙂

Merci beaucoup pour cette interview. De rien beaucoup ! Au revoir beaucoup !

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